Ce mardi 10 décembre deux journalistes de la chaîne satellitaire Ennahar ont emmené les téléspectateurs en immersion dans une cité universitaire pour filles pour dénoncer le soit-disant chaos qui y règne. dzirielle.com revient sur le scandale suscité par la diffusion de ce reportage sur la toile Dz.

L'objectif de ce reportage est de traiter d'un inquiétant phénomène sévissant dans les cités universitaires depuis de nombreuses années : La prostitution. Les femmes journalistes ont filmé en caméra cachée de jeunes étudiantes dans des circonstances très compromettantes. L'une des scènes qui a suscité le plus de réaction est celle où l'on voit plusieurs étudiantes buvant de l'alcool et fumant. Une autre scène qui a beaucoup fait parler est le passage filmé en caméra caché où un certain Houari, ambulancier transporte des étudiantes soit disant malades pour ensuite s'adonner avec elles aux plaisir de la chair. Il faut avoir une sacré imagination quand même ! En fait, ce reportage ne nous apprend rien, puisque nous savons que nos universités sont parfois utilisées comme des lieux de débauche de personnes venant de l'extérieur de la cité U. Le mythe de l'étudiante prostituée est récurrent mais personne n'ose vraiment dénoncer cet inquiétant phénomène même si de nombreux journalistes ont déjà enquêté sur la question dans la presse écrite. Mais ce qui change ici c'est que le téléspectateur est confronté aux images, aux mots des protagonistes. Ce type de reportage est très courant en Occident et en Amérique mais c'est la première fois qu'il est testé dans une société algérienne qui a toujours l'habitude de camoufler les problèmes. Ce reportage à double tranchant divise la communauté, beaucoup reproche à la chaîne de vouloir stigmatiser l'étudiante algérienne et de généraliser alors que d'autres pensent qu'il est nécessaire de voir la vérité en face afin de pouvoir aller de l'avant et d'apporter des solutions concrètes. Beaucoup internautes remettent en cause l'objectivité d'Ennahar tout en mettant en exergue les incohérences et les contradictions du reportage. Les responsables de la chaîne trouvant sûrement plus facile de s'attaquer à la femme que de dénoncer les fléaux qui rongent notre société comme la corruption. Quoi qu'il en soit, et au vu de l'intérêt suscité par le reportage, nous pouvons être certains que ce nouveau type de journalisme risque de se répandre à l'avenir, qu'on le veuille ou non. Voici quelques tweets d'internautes algériens :

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