À quelques heures de la cérémonie de clôture du 68e festival de Cannes qui annoncera le nom du gagnant de la tant convoitée Palme D'or, la rédaction de Dziriya Magazine s'est livrée à quelques pronostics, histoire de vous faire patienter savamment ! <em>Crédit photo : Chopard</em>
Selon nous, trois films, sur les dix-neuf longs métrages de la sélection officielle, sortent du lot et méritent la Palme d'Or. Saul fia (Le Fils de Saul) de Laszlo Ce film dramatique hongrois est d'une réalité saisissante et d'une cruauté bouleversante. Saul est un père mais aussi un Juif hongrois à Auschwitz en 1944... Le téléspectateur est pris dans l'intrigue et vit les évènements à travers les yeux du protagoniste, interprété par le ténébreux Géza Röhrig. Saul est un déporté forcé de contribuer à la crémation et à la dispersion des cendres des morts, en attendant sa propre exécution. Mais l'horreur ne s'arrête pas là ! En effet, Saul découvre son enfant mort et tente désespérément de le sauver de l'incinération afin de l'enterer selon les rites juifs. Cette obsession dépasse sa réalité et cache la culpabilité d'un père qui n'a pas pu jouer son rôle lorsque son fils était de ce monde. The Assassin de Hou Hsiao-hsien The Assassin est un film taïwano-hongkongais d'arts martiaux dont l'intrigue nous plonge au coeur de la tant redoutée dynastie chinoise Tang au 10ème siècle après JC. La sublime Shu Qi interprète Nie Yinniang, une douce jeune femme qui, sous des airs angéliques, cache une tueuse redoutable et intraitable. Son objectif sera d'éliminer Tian Ji'an, un noble militaire. Mais cette mission va s'avérer plus que délicate pour la jeune femme qui était auparavant promise à cet homme. Cette intrigue est sublimée par une mise en scène très artistique qui met en valeur l'émotionnel et les scènes de combats. Dheepan de Jacques Audiard Ce film français relate une histoire de vie de trois personnes, dont Dheepan, qui vont fuir la guerre civile au Sri Lanka en demandant l'asile politique en Europe. Mais cette famille fictive (Dheepan a en réalité pris l'identité d'une famille morte avec une autre femme et une petite fille qu'il va devoir adopter comme sa propre famille) va être contraint de retrouver ses réflexes de guerre et lutter pour survivre au coeur d'une banlieue difficile de France. Ce film met le doigt sur une autre forme de guerre dans un pays en paix : la guerre des gangs et la loi du silence communément en vigueur dans les cités qui laissent peu d'espoir pour s'en sortir. Jacques Audiard jongle entre espoir et désespoir et nous fait vivre le quotidien d'un réfugié qui peine à trouver refuge dans son pays d'accueil. Un superbe film qui a le mérite d'être terriblement d'actualité.
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Festival de Cannes 2015 : qui aura la palme d'Or ?
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