Nadia est née à Oran, où elle a été formée à l’École nationale des Beaux-Arts. Elle a ensuite poursuivi son parcours artistique en France, à l’Université de la Sorbonne, approfondissant sa réflexion sur le corps dans l’art à travers un mémoire engagé.
Si elle a quitté l’Algérie par nécessité, celle-ci demeure profondément ancrée dans son œuvre. C’est une manière de faire vivre une Algérie à la fois intensément présente dans son imaginaire et douloureusement éloignée dans la réalité. D’abord attirée par le design, dont elle a conservé le goût du trait juste et des formes épurées, elle oriente peu à peu son travail vers une exploration intime et sensible de ses origines.
Son univers artistique s’exprime à travers une grande variété de techniques : acrylique, collages, tissus, mais aussi terre crue. L’assemblage de ces matériaux lui permet de traduire une Algérie vécue de l’intérieur, à travers son regard de femme et d’exilée. Elle raconte la femme algérienne dans sa sphère privée : dans sa maison, son appartement, ces espaces de complicité où les femmes se retrouvent pour rire, parler, partager.
Elle affectionne tout particulièrement les tissus traditionnels venus d’Algérie, qu’elle intègre à ses œuvres comme autant de fragments de mémoire. Le bleu vif revient fréquemment dans sa palette : pour elle, c’est la couleur de l’Orient, celle qui incarne la richesse et la profondeur de ce monde qu’elle porte en elle.
Dans les tableaux que nous présentons ici, le vêtement féminin algérien, notamment le karakou, est mis à l’honneur. À travers lui, l’artiste célèbre la richesse de la vie sociale en Algérie et affirme un véritable art de vivre. Chaque œuvre déploie son désir d’harmonie, d’amour et d’humanité, comme un pont entre les rives de la Méditerranée.
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