Ce 11 janvier 2026, nous célébrerons le passage à l'an 2976 du calendrier amazigh. Bien plus qu'une simple date, Yennayer est une ode à la terre, à la famille et à la renaissance de la nature. Pour briller lors de vos dîners de fête, voici quelques anecdotes à partager.

1. Pourquoi sommes-nous en 2976 ?

Le calendrier amazigh ne commence pas à une date religieuse, mais marque un événement historique : l'accession au trône d'Égypte du pharaon Sheshonq Ier (d'origine amazighe) en 950 avant J.-C. C'est pour cela que nous avons 950 ans d'avance sur le calendrier grégorien !

2. La symbolique du Treize (Imensi n Yennayer)

Le repas de Yennayer est traditionnellement composé de sept ingrédients (légumes, graines ou fruits secs) pour symboliser l'abondance. On prépare souvent le Cherchem ou le fameux couscous aux sept légumes. La tradition veut que l'on mange à satiété pour que l'année soit "grasse" et prospère.

3. La première coupe de cheveux

Dans de nombreuses régions d'Algérie, Yennayer est choisi pour célébrer la première coupe de cheveux des petits garçons. On place l'enfant dans un grand plat (jafna) et on verse sur lui des bonbons, des dattes et des dragées (le mélange Treize) pour lui souhaiter une vie douce et féconde.

4. Changer les pierres du foyer

Anciennement, les femmes changeaient les trois pierres du foyer (Inyen) pour marquer la nouvelle année. On nettoyait la maison de fond en comble et on repeignait les murs à la chaux pour chasser les mauvaises énergies et accueillir "Amenzu n Yennayer" dans la pureté.

5. Pas de saveur amère ou acide

La superstition veut que l'on évite de manger des aliments amers ou acides le jour de Yennayer, de peur que l'année ne soit difficile. On privilégie le miel, les dattes et les beignets (Sfenj) pour que les mois à venir soient placés sous le signe de la douceur.

6. L'emprunt de Yennayer

La légende raconte que le mois de janvier a "emprunté" un jour à celui de février pour punir une vieille femme imprudente qui s'était moquée de lui. C'est ce jour, appelé Amerdil, qui expliquerait pourquoi le mois de février est plus court que les autres.

7. Un sacrifice protecteur

Pour garantir la prospérité du foyer, la tradition veut que l'on sacrifie une volaille pour chaque membre de la famille. Les femmes enceintes reçoivent une attention particulière avec le sacrifice d'un coq et d'une poule, incluant ainsi l'enfant à naître dans la bénédiction.

8. La part de l'invisible

Lors du grand dîner de communion, il est coutume de dresser des couverts supplémentaires. Ces places sont réservées aux membres de la famille absents ou aux voyageurs de passage, symbolisant les valeurs de solidarité et d'hospitalité du peuple amazigh.

9. Le Lion de Yennayer

À Beni Snous, près de Tlemcen, Yennayer se fête avec le carnaval d'Ayred. Les jeunes du village défilent avec des masques de lions dans une parade théâtrale ancestrale destinée à purifier la communauté et à célébrer le renouveau.

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Assegwas Ameggaz à toutes nos lectrices !