Selon le média espagnole Antena 3 Noticias, une femme de 27 ans a été placée en garde à vue à Alicante. Selon la police citée par le même média, elle est soupçonnée d’avoir appliqué un liquide irritant dans les yeux de son fils de deux ans sur une période de plusieurs mois. L’enfant a été hospitalisé depuis août et se remet progressivement. Les médecins ont identifié une cause externe et répétée, ce qui a motivé l’alerte aux autorités.

Source: (10 novembre 2025)

Une fratrie sous protection

Les enquêteurs examinent le cas d’une seconde enfant, une fillette de sept ans arrivée d’Algérie et actuellement aveugle. Les services sociaux ont pris en charge le garçonnet. Les vérifications se poursuivent pour établir si la sœur a subi des faits comparables et pour préciser l’état civil et médical de la famille.

Les autorités évoquent une possible pathologie de type syndrome de Münchhausen par procuration. Il s’agit d’une dynamique où un parent provoque ou simule des symptômes chez l’enfant afin de solliciter des soins ou de l’attention. Cette piste reste au conditionnel. Aucun mobile financier n’est confirmé par la police à ce stade de l’enquête.

Ce dossier interroge notre capacité à concilier protection de l’enfance, respect des personnes et compréhension des vulnérabilités psychiatriques. La migration peut accentuer des facteurs de stress : isolement, barrières linguistiques, accès inégal aux soins. Cela ne constitue pas une cause unique ni une explication générale. Cela rappelle surtout l’importance des filets de prévention : visites pédiatriques régulières, coordination hôpital services sociaux, relais associatifs et accès rapide à la psychiatrie périnatale et parentale.