Personne ne s'y attendait. Et c'est exactement pour ça que ce moment restera gravé dans les mémoires. Au cœur du Dôme de Paris, Assala Nasri a choisi El Rayah, et des milliers d'Algériens ont chanté avec elle.
Le 25 avril 2026, au Dôme de Paris, la diva syrienne Assala Nasri a offert bien plus qu'un concert de retrouvailles. Vingt ans après sa dernière apparition sur la scène parisienne, elle a réservé à son public une surprise qui a fait frissonner des milliers de personnes : l'interprétation d'El Rayah, le titre emblématique de la chanson algérienne. Le public a chanté avec elle, les yeux brillants d'émotion.
El Rayah au cœur du Dôme de Paris
Personne ne s'y attendait. Quand les premières notes d'El Rayah ont résonné sous le dôme parisien, une onde d'émotion a traversé la salle. Les Algériennes et Algériens de la diaspora, nombreux dans le public ce soir-là, se sont levés spontanément. Certains filmaient, d'autres chantaient à pleine voix, les bras levés. En quelques secondes, la salle entière reprenait le refrain.
Assala, connue pour son sens du spectacle et sa connexion instinctive avec son public, a savouré ce moment. La diva syrienne, fille du compositeur Mustafa Nasri et icône de la chanson arabe depuis plus de trois décennies, venait de dépasser les frontières musicales pour toucher quelque chose de profond : l'attachement viscéral des Algériens à leur patrimoine musical, où qu'ils se trouvent dans le monde.
Une robe signée Mouthana Al Haj Ali
Sur scène, Assala portait une robe longue blanche à broderies florales rouges signée Mouthana Al Haj Ali, créateur syrien dont le travail mêle héritage oriental et élégance contemporaine. Un choix qui n'a pas manqué d'être remarqué : la robe, majestueuse, avec ses manches fluides aux accents bordeaux, évoquait à la fois la modernité et les racines levantines de l'artiste. Un symbole fort pour une soirée placée sous le signe de la rencontre des cultures arabes.
Un retour après vingt ans d'absence
Ce concert organisé par LAFNEMS, référence dans la production de spectacles arabes d'envergure internationale, marquait le grand retour d'Assala sur la scène parisienne après vingt ans d'absence. Vingt ans pendant lesquels la chanteuse a enchaîné les albums (plus de trente à son actif), les récompenses (Joy Awards, Murex d'Or) et les projets télévisés, notamment l'émission Soula et le jury du Saudi Idol.
Ses récents albums Leheqt Nafsy (2023-2024) et Thumma Ana (2024), produits par Rotana Music Group, confirment une artiste au sommet de son art, capable de marier tarab classique, pop moderne et influences khalijies sans jamais se trahir.
El Rayah, bien plus qu'une chanson
El Rayah n'est pas une simple chanson. C'est un morceau qui traverse les générations, que les Algériens fredonnent lors des mariages, des fêtes, des réunions de famille. L'entendre interprété par une voix de l'envergure d'Assala Nasri, sur une scène parisienne devant des milliers de personnes, a quelque chose de particulier. C'est une forme de reconnaissance, celle que le patrimoine musical algérien rayonne bien au-delà de ses frontières et touche le cœur du monde arabe tout entier.
Sur les réseaux sociaux, les vidéos de ce moment ont rapidement circulé. Des milliers de commentaires d'Algériens du monde entier exprimaient leur fierté et leur émotion. "On est partout", résumait simplement l'un d'eux. Et ce soir-là au Dôme de Paris, c'était difficile de lui donner tort.
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