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MAMMERI Azouaou :

gentille 15 réponses 1.8k vues
gentille
Auteure
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Enseignant en Grande Kabylie en 1910, à Gouraya en 1913, puis professeur de dessin d'ornement à Rabat et à Fez en 1919, ensuite inspecteur régional des arts indigènes à Rabat, il fut à partir de 1929 nommé inspecteur des arts Marocains à Marrakech. Il y restera jusqu'à sa retraite en 1948…
" … Ce refus de la concession à l'effet facile, au banal pittoresque , on le retrouve dans toutes les oeuvres de MAMMERI. Sobriété et vérité, telle est sa formule. Ses portraits sont d'une calme réflexion, d'une studieuse et profonde psychologie". C'est ainsi que Louis-Eugène Angéli dans "Les maîtres de la peinture Algérienne" définit la peinture de Azouaou MAMMERI. Celui -ci est considéré par son petit-fils Azwaw, lui-même artiste, comme "le précurseur de la peinture moderne au Maghreb et en Afrique, contemporain de Matisse".
De sa Kabylie natale en Algérie au Maroc où il a vécu, à l'Espagne dont il exposait des vues de tolèdes et de Grenade, Mammeri Azouaou a laissé une oeuvre considérable, inestimable.
Enseignant en Grande Kabylie en 1910, à Gouraya en 1913, puis professeur de dessin d'ornement à Rabat et à Fez en 1919, ensuite inspecteur régional des arts indigènes à Rabat, il fut à partir de 1929 nommé inspecteur des arts Marocains à Marrakech. Il y restera jusqu'à sa retraite en 1948. Ses réalisations de ce temps-là ne se comptent pas. Son temps, il le passait à organiser entre autres le Musée Dar Si Said où il habite à Marrakech, en passant par des Musées locaux à Mogador, Safi,Ouarzazate …
Artiste dans l'âme et dans la main, il crée une école de musique Andalouse et de chants Berbères dont les orchestres se produisent régulièrement à Radio Maroc. Sa passion pour le folklore berbère le poussa à collaborer comme conseiller technique à la réalisation du film documentaire "Danses Berbères".
En 1950, il écrit un livre intitulé : "Comment je suis venu à la peinture?" où il évoque ses débuts difficiles et timides , sa volonté farouche de franchir tous les obstacles pour réussir, sans oublier de remercier tous ceux qui ont contribué à son plein épanouissement C'est un ouvrage qui se lit comme une confidence, un précieux document qui devrait être préservé ainsi que toute son oeuvre picturale." Un jour, dira son fils Madjid, il apprit par le bulletin mensuel de l'école qu'il existait un cabinet de dessin auprès du Rectorat d'Alger, dirigé par l'inspecteur de l'enseignement artistique en Algérie M.P. Carré. Cefut une ambiance de confiance et d'enthousiasme qui prévalut des qu'il lui prit la petite toile représentant l'école de Toudja qu'il lui avait tendue …"
1916, sera pour lui une année décisive. Tous les maîtres de la peinture qu'il a cotoyés, reconnaissent en lui un génie en la matière à tel point que le dernier en date, Léon Carré, lui dit tout simplement: "Ce que vous avez fait durant ces derniers huit mois ,c'est ce que la plupart des artistes font en plusieurs années à l'école des Beaux-Arts."
Au mois d'octobre de la même de la même année, rompant avec le passé, il traversera la frontière, attiré par le Maroc, pays neuf dont on chantait tant de louanges, pour y exercer les fonctions de professeur de dessin. En Algérie ou ailleurs, Azouaou MAMMERI a été guidé par un seul leitmotiv : l'exaltante envie de peindre.
"Grand artiste, animateur infatigable, il n'aura pas eu cette joie d'assister à l'inauguration du buste de Prosper Ricard, son protecteur, ancien élève comme lui à l'école normale de Bouzaréah à Alger et dont il était le président du comité. Son souvenir se perpétuera dans l'école par une de ses oeuvres qu'il a offerte en 1938 à cette institution de sa jeunesse" affirme toujours L. Eugène Angéli dans "Les maîtres de la peinture Algérienne".
Son fils se souvient encore de la phrase de Omar Racim, accompagné de son épouse lors de la rétrospective organisée par l'UNAP en 1966 à la galerie Pasteur." J'ai revu pour la dernière fois Si Mammeri à l'exposition qu'il avait donnée en 1952 à la galerie Ex Bosco à Alger. Je garde de lui le souvenir de l'un de nos plus grands maîtres qui a joué un rôle de tout premier ordre sur la scène internationale."
Né présumé en 1890, il décède le 17 septembre 1954.
La mort a eu raison de lui au moment où il mettait la dernière touche à une toile. Il fut surpris par un ictus cérébral. Il succomba huit jour apres à Taourirt Mimoun Ath Yanni (Beni Yenni) , parmis les siens, Ses oeuvres sont au musée national des Beaux Arts d'Alger, dans d'autres musées d'Algérie, aux USA et au luxembourg. – avec MAMMERI Azouaou.
gentille
voici ses oeuvres







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gentille



gentille
ahhh 😲 😲 personnes n'aime l'art? 💡
sushi
je trouve ces toiles magnifiques mais j'avoue que je ne connaissais pas cet immense artiste - merci gentille de me l'avoir fait connaitre
gentille
je t'en pris sushi 😘
LouNina
je rejoins l'avis de sushi merci gentille
gentille
😘 😘 lounina
jasminimmortel
c'est tres gentille….gentille 😊 , jamais connu cet artiste, des œuvres extraordinaires merci pour le partage
gentille
@jazmini 😘
mounette83
je connais pas cet artiste ….merci pour le partage
gentille
je t'en pris 😘 mounette
algericaine
Comme d'habitude, une personne comme ça on ne la connait pas, vraiment c'est dommage. Je trouve ces oeuvres vraiment belles, pourrais-je savoir où sont-elle exposé? Car en vrai elles seront encore plus belles.

Merci gentille de me l'avoir fait découvrir.
gentille
je t'en prie @algericaine, pour l'exposition wellah aucune idée 😳

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