slt samraa,
oui c'est une sensation que tout personne peu resentir je me rappel mes coures de philo je possais trops de question au tour de sujet du "deja vu" le prof nommais sa "TA3AROUD ETASAWOURATE"
j'ai aussi touvé ca:
Parfois, c'est juste le quotidien qui se décale un peu. Un repas entre amis, et soudain surgit le sentiment d'avoir déjà vécu cette scène au détail près – au point que, pendant quelques instants, elle paraît presque prévisible. Mais que dire lorsque ce « déjà vu » arrive dans une ville étrangère, ou lors d'une rencontre avec des inconnus ? Rien, alors, qui puisse rappeler le passé. Et pourtant, là encore, lieu, personnes, événements, tout semble familier. Etrange sensation, où se mêlent surprise, incrédulité, inquiétude, curiosité ! Une envie de magie s'y glisse, celle d'un bref passage de « l'autre côté du miroir », du fugace réveil d'un don paranormal permettant de sortir du temps, de voir le futur, de revivre le passé. Et puis tout s'estompe. En quelque secondes le passé redevient connu, le présent incertain et le futur, toujours aussi mystérieux – même si les dernières découvertes sur le cerveau commencent à lever le voile.
Un objet de fascination inquiétante
Mais cette sensation de déjà vu, que 60 à 70 % des gens disent avoir expérimentée au moins une fois dans leur vie, ne se laisse pas oublier facilement. Elle pose trop de questions, sur notre perception du temps, notre conscience et même notre inconscient, comme en témoigne le philosophe italien Remo Bodei dans un livre récent. Si l'expression « déjà vu » ne sera forgée qu'en 1876 (par Emile Boirac, in Revue philosophique de la France et de l'étranger », vol I, 1876, t.. I, p. 430), le phénomène, montre Bodei, intrigue depuis l'Antiquité. Les philosophes platoniciens et pythagoriciens voyaient en lui le souvenir d'une vie antérieure, les stoïciens plaidaient pour « l'éternel retour du même ». Aristote, célèbre pour son esprit pratique, avait beau essayer de remettre les choses en place en défendant l'idée d'un simple trouble psychique, rien n'y faisait, le déjà vu gardait sa magie. A tel point que saint Augustin, au IVè siècle, s'en inquiéta. Comme après lui l'Eglise, il se méfiait de cette étrange impression, qu'il attribua au démon venant nous tenter avec des idées de vie antérieure ou de réincarnation.
Une telle source d'inspiration ne pouvaient pas laisser indifférents les artistes, écrivains ou poètes. « Non, Temps, tu ne te vanteras point que je change ! », s'exclame Shakespeare, car tout n'est que « spectacle déjà vu ». Au XIXème siècle, le phénomène devient incontournable dans la littérature, de Dickens ou Chateaubriand qui en était obsédé, à Baudelaire puis à Proust bien sûr, pour qui « la sensation semblait dire : "Saisis-moi au passage si tu en as la force, et tâche à résoudre l'énigme de bonheur que je te propose." » (in A la Recherche du Temps Perdu, tome II (Gallimard, 1987)
source pour plus de lecture: