pacem · 4 juillet 2011 à 13:32
Bonjour les fifilles ;
Voici un Texte de synthèse fait par une amie concernant "l'hygiène intime", le texte vous semblera un peu long et technique mais résume l'essentiel à connaitre.
Du fait que le message est long je n'ai hélas! pas pu l'envoyer d'un seul jet. Donc les connaissances de base seront dans le premier message. "Les conseils et préventions" seront envoyés en simple message.
Bonne lecture Les amies.
Au comptoir des officines, les clients abordent plus ou moins facilement leurs soucis intimes . Pourtant, les conseils en la matière ne sont pas à réserver qu'aux intimes… Aussi bien en mots qu'en produits, le pharmacien dispose de nombreuses solutions.
Quelques chiffres
On retrouve 108 à 109 germes par millilitre de sécrétions vaginales. De 5 à 10 espèces différentes constituent la flore vaginale. Le pH du milieu vaginal oscille entre 4 et 5,5.
Quelques définitions
===> La flore de Döderlein est la flore saprophyte vaginale. Les principales bactéries la constituant sont les lactobacilles (également appelés bacilles de Döderlein) qui représentent 95 % de la flore vaginale. On les retrouve en quantité importante : jusqu'à 10 millions de germes par millilitre de sécrétion vaginale. De 5 à 10 autres espèces peuvent être retrouvées en faible quantité, principalement des espèces anaérobies.
===> Les mycoses vaginales se caractérisent par un prurit intense et des leucorrhées blanchâtres. Fréquentes chez la femme, elles sont favorisées par les variations hormonales (règles, grossesse), une immunodépression, une antibiothérapie, un diabète. Elles sont dues principalement à Candida albicans.
===> Les vaginoses bactériennes correspondent à un déséquilibre de la flore vaginale avec une diminution des lactobacilles au profit des germes anaérobies, en particulier Gardnerella vaginalis. Elles sont asymptomatiques ou se manifestent par des pertes claires et malodorantes.
===>Le score de Nugent est établi lors d'un examen direct microscopique, après coloration de Gram, pour rechercher une vaginose bactérienne. La flore vaginale se divise en trois groupes : flore normale (groupe 1), flore intermédiaire (groupe 2) et flore évocatrice d'une vaginose (groupe 3).
Un peu de physiopathologie
Les lactobacilles composant la flore de Döderlein inhibent la prolifération des germes pathogènes via divers mécanismes. Sous l'influence de l'imprégnation estrogénique, ils hydrolysent le glycogène des cellules vaginales en acide lactique. Cet acide permet le maintien d'un pH acide oscillant entre 4 et 5,5. L'acidité obtenue a une action bactériostatique empêchant la prolifération de nombreux germes (Candida albicans n'est pas neutralisé par ce pH). Le glycogène, en plus d'acidifier le pH, joue un autre rôle : comme il est aussi le substrat de germes pathogènes tels que Candida albicans, les lactobacilles entrent ainsi en compétition avec les germes pathogènes et assurent la défense du territoire. Le peroxyde d'hydrogène sécrété par les lactobacilles empêche la prolifération de Gardnerella vaginalis ou encore de Neisseria Gonorrhoeae grâce à son effet oxydatif. En adhérant à la surface de la muqueuse vaginale, en particulier à la fibronectine, et en produisant des biosurfactants (la surfactine), la flore joue aussi un rôle de barrière (biofilm) et inhibe l'adhésion des bactéries pathogènes.
Le pH vaginal
Le pH de la cavité vaginale varie en fonction de l'endroit où il est mesuré, du cycle menstruel, du statut hormonal de la femme et de situations physiologiques (grossesse, activité sexuelle) ou pathologiques (Infections).
Ce pH est relativement acide puisqu'il varie entre 4 et 5,5. Il est plus acide en fin de cycle (règles) et pendant la grossesse, et moins acide en période ovulatoire au niveau du cul de sac antérieur. Au niveau cervical, s'il demeure acide, le pH est néanmoins élevé: 5,5 en période pré ovulatoire, 7 en période ovulatoire (l'acidité excessive nuit à la fécondance du sperme) et 6,1 en période post-ovulatoire.
L'acidité de la cavité vaginale permet de limiter la croissance microbienne, sans limiter la croissance des lactobacilles (flore de Döderlein), qui par leur activité péroxydasique permet de s'opposer aux germes pathogènes. Ce pH acide est lui-même maintenu par la capacité des lactobacilles à hydrolyser le glycogène en acide lactique. Les cellules vaginales auraient un système actif de pompe à protons (H+), mécanisme influencé par les œstrogènes (en particulier 17bêta-œstradiol).
Ainsi chez la petite fille et la femme ménopausée, le pH est presque neutre, tandis qu'il est acide chez la femme adulte
L'infection génitale
L'infection génitale mycosique ou bactérienne, résulte d'un déséquilibre entre la flore vaginale normale et la prolifération de germes pathogènes. Elle peut être d'origine endogène, si elle est liée à une prolifération anormale de germes appartenant à la flore vulvo-vaginale, ou exogène, le plus souvent due à une contamination sexuelle (MST)
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