sicindi · 11 avril 2013 à 11:33
Une consultation gynécologique périodique s'impose
Les spécialistes de la santé tirent la sonnette d'alarme : le cancer de l'ovaire , qui désigne l'apparition d'une tumeur dans les ovaires, ces organes reproducteurs des femmes est une maladie redoutable qui touche chaque année quelques 2000 femmes en Algérie, avec une fréquence accrue aux alentours de la quarantaine et de la soixantaine. « Dans la majorité des cas, cette maladie est détectée à un stade avancé , ce qui hypothèque les chances de guérison », affirme, dans une déclaration à Algerielle, le professeur Hadj Arab, du centre de Pierre et marie Curie ( CPMC) . Cette structure accueille chaque année, une soixantaine de cas. « Il s'agit d'un cancer très grave dont le taux de mortalité est important », prévient cette spécialiste. « Sur une période de cinq ans, 46% des malades du CPMC sont décédés, car les récidives sont fréquentes », déplore t- elle. « On ne connaît les causes exactes du cancer de l'ovaire, mais certains facteurs notamment génétiques sont suspectés d'augmenter le risque de cancer ovarien », dit cette spécialiste. Elle évoque les antécédents familiaux de cancer du sein , l'absence de grossesse et d'allaitement, des menstruations à un âge précoce; une ménopause tardive, des troubles du cycle menstruel , un traitement hormonal, une irradiation pelvienne, un régime riche en graisses animales, en viandes rouges et pauvres en fruits et légumes….
Cette forme de cancer est en fait considérée comme un tueur silencieux parce que ses premiers symptômes sont la plupart du temps mal diagnostiquée et peuvent passer inaperçue . Beaucoup de femmes ignorent qu'elles sont touchées, car leur maladie n'éveille pas leur attention, en l'absence de symptômes précis . Pour le prof Hadj Arab, la vigilance doit être de mise. Elle recommande aux femmes de ne pas négliger ces symptômes.
S'ils persistent, ces signes doivent impérativement nous alerter : des douleurs abdominales, gonflement abdominal, douleurs dorsales, la constipation, troubles digestifs, fatigue, douleurs dans les jambes, des nausées, des douleurs pelviennes, manque d'appétit, un essoufflement, saignements vaginaux anormaux, , douleurs pendant les rapports sexuels, perte de poids, une envie urgente d'uriner, des gaz…
Le danger réside également dans le fait, que , contrairement aux cancers du col de l'utérus ou du sein , il ne dispose pas de test de dépistage d'où l'importance vitale de l'échographie pelvienne, nous explique cette spécialiste. Seul un suivi régulier par un gynécologue permettra de le dépister, le traiter à temps et sauver des vies.
« Cela ne coûte rien, de faire une échographie pelvienne , lorsqu'on fait un bilan sanguin » estime t-elle , appelant les femmes à faire plus attention, en tenant compte de tout symptôme digestif, pelvien ou gynécologique.
Le traitement du cancer de l'ovaire associe la chirurgie et la chimiothérapie, disponibles notamment , à Alger, au CPMC qui reçoit des malades des quatre coins du pays et la clinique de Beau Fraisier, relevant de l'hôpital de Béni Messous.