Anonyme · 4 août 2013 à 20:48
Salut les filles et saha ftourkom. Je viens aujourd’hui raconter mon histoire, juste pour m’en décharger un petit peu. Je suis une jeune algérienne de 27 ans, discrète, pas très sociable, un peu introvertie, et je n’ai pas beaucoup d’amis, pas très brillante, qui ne s’estime pas beaucoup.
Il y a 6 ans, j’ai rencontré un jeune homme, ici en Algérie. Sympathique, charmant, drole, brillant, talentueux…que des qualités qui me faisaient (et me font) craquer, je suis vite tombée amoureuse de lui, et je le vois régulièrement. Traditions familiales obligent, nos rendez-vous se font en cachette, mes parents et même mes sœurs ne sont pas au courant. On discute beaucoup (on ne fait que ça
) et sa présence est un réconfort pour moi à chaque fois. Il a été à mes cotés pendant tout ce temps, à me consoler lors de mes nombreux échecs, et à m’encourager à aller de l’avant. Il est important de souligner mes Echecs, parce que je perçois comme échec chaque chose que je rate, ou même que je fais sans être la meilleure, un grand manque de satisfaction de moi-même qu’il a du gérer, pendant 4 ans, puis, voyant que je lui faisais porter trop de charges, j’ai décidé d’aller consulter un psy. La thérapie a duré près d’un an, sans grand résultat, toujours insatisfaite de moi-même, puis une nouvelle chose, la crainte qu’il aille voir ailleurs parce que je ne me trouvais pas assez bien pour lui. Ça créait des dispute, on s’est séparé pas mal de fois, mais on revient vite l’un vers l’autre parce qu’on s’aime beaucoup. Où est le problème ? me direz-vous, eh bien, cet homme n’est pas musulman. Je l’ai su il y a quelque mois lors d’un de ses voyages en Europe, je lui ai demandé ce qu’il a aimé, après m’avoir parlé d’architecture et tout, il m’a dit : ils font aussi de bons cocktails ! là, mon sang n’a fait qu’un tour, je lui fais une scène, et à son retour, je lui ai dit que je ne pouvais pas concevoir quelque chose avec quelqu’un qui boit de l’alcool (il n’en prend jamais ici, et il ne se soule pas). Je l’ai donc quitté, mais il est revenu vers moi en me disant qu’il pourra changer. Je ne lui ai pas dit qu’on reprenait la relation, mais on a gardé contact, et j’avais de l’espoir pour qu’il change. Seulement, le temps passe et il ne change pas. Peu de temps après, il me dit qu’il n’y a pas de mal à ce qu’une femme et un homme qui s’aiment vivent ensemble, sans mariage. Là encore, je me révolte, j’en deviens agressive, j’ai même indirectement insulté des filles de sa famille qui ont épousé des français non musulmans. Il a argumenté qu’on pouvait quand même se marier malgré la différence de religion, et qu’il respecterait mon culte. Je suis une fille conservatrice/musulmane, et la seule entorse que je fais est de le voir et discuter avec lui. Je sais que c’est strictement interdit pour moi d’épouser un non musulman, et je ne le ferais jamais. Mais aujourd’hui, je me sens mal de devoir quitter le seul homme que j’ai aimé dans ma vie, et je ne vois plus d’avenir pour moi. J’ai passé ce mois à pleurer, et ça n’a fait qu’empirer ces derniers jours, je me sens très mal, et très seule. Personne à qui raconter, mon unique amie est partie à l’étranger l’an passé. Je suis au bout du rouleau, et je ne peux toujours pas le quitter, on a rompus avant le ramadan, mais on s’appelle toujours et on parle à chaque fois de ce problème, et je lui redis que je n’épouserai pas un non musulman, et il me dit qu’il ne se convertira pas. On ne peut pas nous quitter parce qu’on s’aime, et on ne peut pas nous marier à cause de nos croyances. Je me trouve dans une impasse, je ne sais même pas ce qu’il faut demander à Dieu, tantôt c’est Rabi yahdih, et tantôt c’est Nchallah nmout. Merci à celle qui ont lu jusqu’au bout.