Dés les premiers pas dans ce jardin magnifique, j'ai été accueillie par des senteurs enivrantes de basilic et de menthe, troublée juste un instant, j'ai continué ma route car ce jardin a besoin d'être arrosé avant la tombée du jour. Le parterre de menthe est la première chose à laquelle je pense, avec les pots de basilic, mon Dieu quelle fraîcheur se dégage de ses plantes à peine touchés par l'eau. Il faut penser à la vigne maintenant, ces grappes m'ont l'air presque mûres, d'ici une semaine ou deux, on pourra les savourer si leur Créateur le permet, tiens! de la sauge au pied de la vigne, maman sera contente! Il ne faut pas négliger le reste, je n'oublie rien: les arbres fruitiers, les légumes, les plantes, les fleurs, surtout ce sacré géranium qui jalouse sans cesse le rosier à côté! Tout est arrosé à présent, tout a pris l'eau, je suis satisfaite, je m'en vais cueillir de la menthe pour mon thé du soir, je reviens au tuyau d'arrosage, mon bouquet à la main pour le rincer. L'eau est presque glacée au contact de mes mains, je secoue mon bouquet de menthe et des perles parfumées m'assaillent au visage que j'accueille avec plaisir. Voilà la première tomate qui commence à rougir et le céleri devient de plus en plus grand, des fraise à côté des épinards? A coup sûr, c'est maman qui les a planté là. Mon bouquet de menthe toujours à la main, le son de l'eau m'attire, je regarde couler cette substance précieuse, cette eau si pure si fraîche, pourquoi suis-je émue soudain? pourquoi ces larmes? Je préfére m'asseoir un moment sous ce magnifique prunier, quelques instants, juste pour me reprendre mais je reste figée dans mon émotion, incapable de savoir ce qui m'arrive. Cette eau si pure si fraîche, où étais-je pendant tout ce temps? Qu'ai-je fais de tout ce temps? Un oiseau perché sur une branche tombante semblait me narguer l'air de dire :" Ainsi se retrouvent ceux qui ne trouvent leur place nul part; la terre n'a pas assez de gravité pour les retenir et pour le ciel, il faut avoir des ailes déployées en permanence, et c'est ainsi qu'ils se retrouvent en train de flotter entre la terre et le ciel." Je reléve ma tête, des larmes coulent sur mon bouquet de menthe, et je demande à l'oiseau :" Et où se trouve ma place?", l'oiseau secoua ses ailes et me répondit :" Tu ne trouveras ta place nul part tant que tu n'auras pas fini de faire le tour de ce jardin." Et sur ses paroles, il s'envola, me laissant avec mon bouquet de menthe et cette eau si pure.
Lola, je vote pour toi en tant que critique littéraire 💃
Damya, je suis trop 😳 pour l'envisager sérieusement, j'aurais l'impression de me mettre à nu :chat:
Je ne sais pas si j'ai un vrai talent ou pas, j'écris depuis l'âge de 15 ans, tu verrais tous les écrits que j'ai mis à la poubelle juste parce que je trouvais que ça me resseblait trop 🤕
Et encore, la plupart des écrits rescapés n'ont jamais été lu par personne, les poémes, les histoires courtes, les nouvelles, un début de roman, sans oublier les essais philosophiques.
J'ai raconté la même chose à une de mes prof à la fac, elle m'a fait une de ces scènes 🚨
Je ne sais pas, mon cerveau bouillonne d'idées, tu me lances un sujet, une phrase, un thème et je me lance, ça va me rappeller l'époque de la fac, c'était un de mes jeux préférés 🎵
Mon courage est un puits sans fond, je puise des litres et litres et, à chaque fois que je pense ne plus en avoir, je creuse encore et un nouveau gisement jaillit à côté. Mon courage est sans limite et ma force est sa meilleure alliée, même si je cherche une excuse pour faiblir, ma fierté arrive et me remet les points au fond de mes iris et ceci pour garder une vision des plus éclairées. Ma force et mon courage sont taillés du même calibre que le coeur des femmes qui n'ont jamais eu peur des serpents.
Merci, moi je me suis étonnée avec cette phrase " les femmes qui n'ont jamais eu peur des serpents" 😘
En fait, je crois que c'est parce que j'ai pensé à mon arrière-grand mère, elle n'avait jamais eu peur des serpents, un calibre de femmes qu'on peut connaître qu'une fois dans sa vie, Allah yerhemha 🕊️
Un rayon de soleil, intense de luminosité, dans un désert aride et très chaud, mais c'est le sel de la vie et tout ce qu'elle offre de plus délicat. Comme un tourbillon de sable qui ne cesse de tourner tout autout, avec ce soleil on pourrait croire que c'est de l'or en poussière.
Du miel sur mes doigts que je lèche avec gourmandise, un plaisir sans nom et sans retenue. Le charme est une denrée à apprécier sans modération, comme une goutte de vie dans un corps engourdi par la routine et la lassitude. Parfois hypnotique et parfois oppressant, il n'en reste pas moins magnétique et il faut parfois se mordre la lèvre pour revenir parmi les présents. Le secret de ce charme est sa discrétion, tous ne peuvent voir la même chose, voyez-vous?
En effet,on sent que tu voulais dire plus que ça mais je crois savoir lire entre les lignes.
Chaque phrase a plusieurs significations.
L'image qui m'a touchée c'est cella:" Le charme est une denrée à apprécier sans modération, comme une goutte de vie dans un corps engourdi par la routine et la lassitude"
Merci Wardati, tu as bien compris que je voulais dire plus mais voilà, je me sens pas capable de faire plus pour le moment.
Ah oui, j'ai oublié d'ajouter une phrase :"plus vous restez à proximité, plus vous êtes impregnés et à jamais vous retiendrez cet éclat doré et discret"