nadialasolitaire · 26 août 2012 à 18:26
Traditionnellement, le rôle de l'alimentation a été de fournir l'énergie et les éléments nutritifs essentiels pour soutenir les fonctions physiologiques de l'organisme. Toutefois, au cours des années, le rôle de l'alimentation a évolué, les aliments étant de plus en plus appelés à fournir des avantages physiologiques en matière de gestion et de prévention des maladies.
Les lipides alimentaires sont majoritairement constitués d'acides gras dont la disponibilité en fonction de l'évolution de l'offre alimentaire a beaucoup varié au cours des dernières décennies; la nature de ces changements a longtemps été ignorée mais pose problème. De façon générale, face à une alimentation riche en lipides comme face à une sédentarité accrue, l'organisme en stocke l'excédent dans les cellules adipeuses (adipocytes)ce qui explique l'explosion actuelle de l'épidémie de l'obésité. Tous les acides gras n'ont pas le même pouvoir pour stimuler le développement du tissu adipeux .
Notre alimentation actuelle est donc représentée par des apports lipidiques importants, notamment en acides gras saturés (AGS). Ces acides gras n'ont pas une très bonne réputation et pour cause : l'effet d'une surconsommation de ces nutriments sur le métabolisme de certains tissus n'est pas anodin. Il est prouvé que l'excès d'AGS alimentaires participe à l'étiologie des maladies cardiovasculaires de par leur effet sur la lipémie (taux de lipides dans le sang), en particulier l'augmentation de la cholestérolémie (LDL-cholestérol), qu'ils induisent, et par ce biais, participent à l'apparition et au développement de l'athérosclérose. Par conséquent, les AGS ont un rôle non négligeable dans l'expansion actuelle des maladies cardiovasculaires. Les experts de l'OMS recommandent donc un apport limité en graisses (25 à 35% de l'énergie totale) notamment en acides gras saturés (10 % de l'énergie totale) et en acides gras trans (2%).
Les acides gras monoinsaturés (AGMI) sont synthétisables par l'homme et apportés par l'alimentation. Plusieurs études cliniques et épidémiologiques ont confirmés leur rôle bénéfique dans la prévention et également le traitement de plusieurs troubles de la santé. Les acides gras monoinsaturés améliorent la sensibilité à l'insuline et le profile lipidique. La consommation de régimes riche en acides gras monoinsaturés comme le régime méditerranéen est associée à une faible incidence de mortalité lié à l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies neurodégénératives et même le cancer. Les AGMI améliorent également le statut redox de l'organisme en enrichissant les membranes biologiques et les lipoprotéines, les protégeant ainsi des effets délétères du stress oxydatif. L'huile d'olive, d'arachide et de colza sont les principales sources d'AGMI. Les AGMI doivent représenter au moins 50% de apports en acides gras.
Au cours des trente dernières années, un intérêt croissant a été porté aux acides gras polyinsaturés (AGPI) et à leur rôle bénéfique potentiel pour la santé. Les oméga-6 sont des acides gras polyinsaturés très abondants dans l'alimentation. Les huiles, les œufs et la graissernde viande en sont les plus riches. Par contre, Les acides gras polyinsaturés oméga 3 se trouvent principalement dans le poisson alors que l'acide a-linolénique, à chaîne plus courte, est plutôt apporté par les huiles végétales telles que l'huile de lin. Depuis le début des années 70, ces acides gras se sont vus attribuer de nombreuses propriétés intéressantes en particulierrnau niveau cardiovasculaire. Si l'on se réfère aux nombreux travaux qui leurs ont été consacrés, ils sont en effet susceptibles d'abaisser la pression artérielle et la fréquence cardiaque, d'améliorer le profil lipidique, de diminuer le risque inflammatoire, de stimuler la fonction endothéliale, de stabiliser les plaques d'athérome, d'augmenter la sensibilité à l'insuline et de réduire l'incidence des troubles du rythme. L'organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un apport journalier en oméga-3 variant entre 300 et 500 mg. Alors les filles, pour atteindre ces recommandations, et aspirer à bénéficier des nombreux vertus attribués à ces nutriments, il faut tout simplement consommer des poissons gras au moins deux fois par semaine mais aussi en alternant l'huile de colza et l'huile d'olive lors de la préparation des repas.