Alors que la CAN féminine 2026 se profile du 17 mars au 3 avril 2026, le tirage au sort a rendu un verdict qui fait déjà couler beaucoup d'encre : l'Algérie se retrouve dans une poule explosive aux côtés du Sénégal et, surtout, du Maroc.
Alors que la CAN féminine 2026 se profile du 17 mars au 3 avril 2026, le tirage au sort a rendu un verdict électrique : l'Algérie se retrouve dans une poule explosive aux côtés du Sénégal et, surtout, du Maroc. La situation est aussi cocasse que tendue. Dans un contexte où les récentes crises extra-sportives entre Alger et Rabat ont lourdement pesé sur les compétitions continentales, laissant encore des cicatrices après les polémiques de l'édition 2025, ces retrouvailles sur le rectangle vert prennent une dimension de revanche symbolique.
Le football féminin africain est en pleine mutation, mais les vieux démons de l'influence des coulisses rodent toujours. Face à ce climat, nos Guerrières devront transformer la pression en moteur. Entre ambitions légitimes et nécessité de rester hermétiques aux provocations, voici pourquoi l'Algérie possède les atouts pour bousculer la hiérarchie et s'imposer malgré ce tirage aux allures de défi géopolitique.
Un tirage sous haute tension : Le terrain comme seule réponse
Placées dans le Groupe A, les joueuses de Farid Benstiti devront affronter le Maroc sur ses terres et un Sénégal revanchard. Dans un environnement où chaque décision sera scrutée à la loupe, l'objectif est clair : répondre par la rigueur tactique. L'Algérie sait qu'elle ne pourra compter que sur son talent et sa force de caractère pour surmonter l'hostilité ambiante.
Focus : Les cadres de la révolte
Pour briser le plafond de verre, l'Algérie s'appuie sur un effectif mêlant expérience internationale et détermination sans faille. En défense, Sofia Guellati s'impose comme le roc indispensable. À 33 ans, la joueuse du RC Lens Féminin apporte une sérénité défensive cruciale, acquise sur les terrains exigeants d'Arkema Première Ligue. Sa mission : stabiliser l’arrière-garde lors des grands rendez-vous.
Au cœur du jeu, la maestro Lina Boussaha insuffle une créativité rare. Ancienne pépite du football français ayant choisi d'honorer le maillot national en 2023, elle arrive avec un statut de star mondiale après avoir été sacrée meilleure joueuse du championnat d’Arabie saoudite en 2024 sous les couleurs d'Al-Nassr. Sa vision sera la clé pour percer les blocs défensifs adverses.
L'éthique sportive face à la diplomatie des coulisses
On ne peut occulter le sentiment d'injustice ressenti lors des épisodes précédents. Pour les supporters, la vigilance est de mise : "Nous ne demandons pas de faveurs, juste l'équité", confie un proche de la fédération. Face aux réseaux d'influence, les Vertes opposent une solidarité de fer et une préparation millimétrée.
En témoigne le stage stratégique entamé à Blida du 25 au 29 janvier. Le sélectionneur Farid Benstiti y a convoqué 27 joueuses locales pour évaluer leur potentiel lors de confrontations amicales. Ce regroupement vise à instaurer une saine concurrence et à capitaliser sur la dynamique de croissance du football féminin algérien pour briller lors de cette septième apparition continentale.
Ce tournoi 2026 sera plus qu'une compétition : ce sera le test ultime de la souveraineté sportive algérienne. Nos joueuses ne partent peut-être pas favorites sur le papier des instances, mais elles le sont déjà dans le cœur d'un peuple qui n'attend qu'une étincelle pour s'enflammer.
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