L'hymen, une fine membrane
très souple, en
forme de corolle, qui sépare
la cavité vaginale de la
vulve. L'obturation est partielle,
la membrane laisse
passer le sang des règles.
Cette partie de l'anatomie
féminine n'a aucune fonction
spéciale. Il existe différentes
formes d'hymen :
l'hymen annulaire : c'est
le plus courant, avec une
ouverture au centre
l'hymen labié : l'ouverture
est une mince fente
horizontale ou verticale
l'hymen criblé : il comporte
plusieurs petites
ouvertures
l'hymen semi-lunaire :
l'ouverture se situe contre
la paroi vaginale etc.…..
L'hymen se déchire à l'occasion
du premier rapport
sexuel, lors de la pénétration,
ce qui entraîne dans la
plupart des cas un léger
saignement. L'hymen se
déchire en plusieurs lambeaux
qui cicatrisent
ensuite. Il arrive également
qu'il n'y ait aucune perte de
sang. Pas de panique, la
rupture n'est normalement
pas douloureuse, mais tout
dépend de la douceur de
son partenaire et de l'épaisseur
de la membrane (si elle
résiste, on peut pratiquer
une hyménotomie, opération
qui consiste à inciser
l'hymen). L'inconfort, voire
la douleur ressentie lors du
premier rapport sexuel tient
plus à la maladresse du
partenaire et aux frottements
des muqueuses qui
ne sont pas forcément suffisamment
lubrifiées.
L'hymen comporte normalement
une petite ouverture
qui permet la mise en
place d'un tampon hygiénique
de petite taille ou bien
l'introduction d'un doigt,
tout en laissant la membrane
intacte. Néanmoins, il
arrive parfois qu'elle se
rompe durant l'enfance, en
faisant du vélo, de l'équitation
ou de la gymnastique.
Sachez que ces cas de
figure restent tout de même
très rares. L'hymen est-il
une garantie de virginité ?
Absolument pas. Certaines
femmes naissent sans
hymen.
Pour d'autres, il ne se
déchire pas lors du premier
rapport sexuel mais pendant
les suivants, voire carrément
pas du tout.
On parle alors d'hymen
"complaisant", qui se dilate
sans saigner. Un examen
clinique peut être pratiqué
par un gynécologue pour
diagnostiquer une rupture
hyménale.
Un certificat est ensuite
remis à la patiente.
Toutefois, cette intervention
ne peut être effectuée à
la demande d'un tiers
(parents, mari), même s'il
s'agit d'une mineure.
Réparer un hymen
déchiré est très possible et
même pratiqué de nos jours
et cela s'appelle l'hymenoplastie.
Certaines jeunes filles,
qui ont perdu leur virginité
avant d'être mariées,
ont parfois recours à cette
intervention chirurgicale
avant leur mariage.
Parce qu'on l'emploie
souvent à tort et à travers,
le terme "frigidité"
est beaucoup galvaudé. Que
désigne-t-il ? Comment soigner
ce trouble ?
Kenza Laghouat
Réponse
Contrairement à ce que
l'on croit, le terme "frigidité"
ne désigne pas l'impossibilité
à jouir ou le
manque de désir, mais l'absence
de tout plaisir lors
des relations sexuelles. En
clair : lors de la pénétration,
la personne frigide n'a pas
de sensations voluptueuses.
Il arrive également que
dans certains cas plus
rares, la personne frigide
n'arrive pas non plus à jouir
par la masturbation.
Cette frigidité peut exister
dès le début de la vie
sexuelle (frigidité primaire
ou totale) ou bien survenir
plus tard (frigidité secondaire
ou partielle), et touche
surtout les femmes. La frigidité
masculine existe, mais
reste exceptionnelle, nous
parlerons donc exclusivement
de la frigidité féminine.
A ne pas confondre avec
d'autres troubles :
Le vaginisme : la pénétration
est difficile voire carrément
impossible car les
muscles pelviens se
contractent involontairement.
La dyspareunie : les rapports
sexuels sont douloureux
en raison de cicatrices
et autres plaies.
L'anorgasmie : la femme
prend du plaisir mais ne
parvient pas à atteindre l'orgasme.
C'est un problème
beaucoup plus répandu que
la frigidité, mais on les
confond souvent.
L'aphanisis : l'absence
de désir sexuel. Les causes
de ce trouble sont nombreuses,
et peuvent être
d'ordre psychologique ou
p h y s i o l o g i q u e :
Evénement traumatisant
d u r a n t l ' e n f a n c e ,
Conséquences d'une éducation
stricte qui a dévalorisé
la sexualité, manque de
confiance en soi, maladresse
ou brutalité du partenaire
qui ne sait pas s'y
prendre, absence de sentiments
pour le partenaire
sexuel, malformation ou
dysfonctionnement génital,
troubles hormonaux (dus à
un dérèglement ou à la
prise d'un contraceptif),
prise d'antidépresseurs, de
somnifères…Certaines
maladies (diabète, sclérose
en plaques…)
Si la frigidité est liée à un
blocage psychologique
(cas le plus fréquent), il faudra
envisager une thérapie
personnelle pour identifier
la cause du trouble puis
apprendre à le dépasser en
découvrant son corps et sa
sensualité.
En phytothérapie, certaines
plantes sont utilisées
en décoction ou en macération
: c'est le cas de la berce
et de la sauge, censées
relancer le circuit du plaisir.
Enfin, pour les femmes qui
ont perdu toute sensibilité,
on évoque la possibilité
d'injections d'acide. Une
technique pour l'instant
controversée, qui permettrait
de gonfler le point G et
d'augmenter ainsi sa sensibilité.