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dictons algériens

chahrazadz1955 2 réponses 2.7k vues
chahrazadz1955
Auteure
Al'ham idha khnaz yarafdou'h mali'h.
La chair si elle pourrit, il appartient aux siens de l'enlever.
On le dit pour exciter le sentiment de solidarité de la famille pour l'inviter à prendre en charge les incartades commises par l'un des siens.

-Li kharjat man'l foum tatssama din.
"Toute promesse" sortie de la bouche est considérée comme une dette.
Ne pas s'engager à la légère, "chose promise chose due".
-El mou'min akhou al mou'min houb wala kra'h.
Le croyant est frère du croyant qu'il le veuille ou pas.
Ce dicton est probablement la version populaire d'un hadith du prophète. On l'énonce pour inciter à la raison et à l'oubli des injures entre deux personnes ou deux familles qu'un conflit sépare.

-Saâdi b-wlid khti yassra'h li battal, saâdi b-khalti taghnini.
Ô joie! Mon neveu va me garder mon troupeau gratuitement. Ô joie! Ma tante maternelle va me combler.
Cette formule souligne l'équivoque et les faux calculs qu'elle peut entrainer.

-Kalmtak ki ban'tak aâraf win tawdaâ'ha.
Ta parole est comme ta fille, veille à la donner avec discernement. Ne pas donner sa parole à la légère.
— Laâdou ma iwali sdiq, wa nakhala ma twali dqiq.
L'ennemie ne peut devenir ami, pas plus que le son ne peut se convertir en farine. Il faut toujours se méfier d'un ancien ennemi quelle que soit son attitude nouvelle.

-Assl laâdawa lamza'h.
L'origine d'une dispute est l'excès de familiarité. Ne pas user de familiarité à l'égard de celui dont on veut être ami.

-Lahmmam al magroudh yanzal aâla al bordj al khali.
Le pigeon blessé se pose dans un bordj en ruine.
On le dit à propos d'un misérable ou d'un malchanceux qui vient demander l'assistance à un plus misérable et plus malchanceux que lui.

-Al kholta tradi wal jrab yaâdi ya zaâtoutt ya waldi.
La mauvaise fréquentation nuit, et la gale contamine, ô mon fils zaâtout.
Recommandation pour dire qu'on doit veiller avec soin à ses fréquentations.

-Mni'n soulttana ka'n bellil kouna namchou wa njou f'lil, wa mni'n âad soulttana zghin wala hada y'nin wa lakhour iqataâ fel-drin.
Lorsque nous avions pour Sultan un homme de qualité en arabe (Bellil), nous allions et revenions de nuit. Maintenant que notre roi est insuffisant en arabe (zghin), l'un s'est mis à gémir et l'autre à broyer des feuilles sèches (s'amuser).
Le comportement des peuples dépend de la qualité des gouvernants.
FatimaQc
yaman zman… ils avaient les mots eux !!! mercii 😊
gentille
j'adore ce topic, hélas je ne connais pas de dictons algeriens 😳

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