J’aimerais publié cet article qui parle aussi de la condition féminine en algérie:
Entretien avec Chérifa Kheddar, porte-parole de l’Ovif (Observatoire des violences faites aux femmes) ------((un article paru sur TSA ))
Droits des femmes en Algérie : "un pas en avant, deux pas en arrière"
L’Observatoire des violences faites aux femmes a été la conséquence logique de la lutte des femmes et des féministes, obligés pendant longtemps de répondre au cas par cas aux agressions et autres violences dont sont victimes les femmes au quotidien. C’est ainsi qu’est né l’Ovif, pour veiller, prévenir et alerter, explique dans cet entretien, Chérifa Kheddar.
Vous avez finalisé, depuis quelques temps, une charte de principes pour la mise en place de l’Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif). Qu’est ce qui vous a poussée à créer ce nouvel organisme ?
En 2010, une quarantaine d’associations se sont réunies après l’agression d’un groupe de femmes à Hassi Messaoud, en juillet de la même année. Il fallait se mobiliser car ce n’était pas la première fois [des agressions avaient déjà été commises en 2001, NDLR]. On a pensé à créer un collectif de solidarité avec les femmes de Hassi Messaoud.
Mais une question s’est posée par la suite : doit on répondre, chaque fois, à des situations d’urgence ? On a réfléchi et on a décidé de mettre en place une stratégie afin de travailler sur la prévention, la veille et l’alerte sur les violences faites aux femmes. Vers la fin 2010, beaucoup de représentants d’associations, déjà membres du collectif de solidarité, voulaient lancer un autre organisme qui sera appelé plus tard Observatoire des violences faites aux femmes.
Début 2011, on a commencé à réfléchir à une charte de principes qui reprendrait tous les droits fondamentaux consacrés par les traités et textes internationaux, tels que la Déclaration internationale des droits de l’Homme, la Convention internationale contre toutes formes de discrimination faites aux femmes, la Plate?forme d’action de Pékin… Le 17 février dernier, la charte a été finalisée et adoptée par les membres du futur observatoire. C’étaient essentiellement des femmes qui étaient présentes.
Quelles sont les missions que vous vous êtes fixées ?
D’abord, je voudrais préciser que les associations continueront à travailler sur le terrain. L’observatoire s’occupera de la formation et de la réflexion, pour trouver les moyens d’amener les autorités à adopter un dispositif spécial en faveur des femmes victimes de violences. Il interpellera les autorités quand un problème se posera. Ses membres vont travailler avec tous les acteurs de la société civile, confrontés directement à des femmes victimes de violences. Il y a les médecins légistes, par exemple, qui interrogent souvent les femmes sur les raisons de l’agression, essayant, en quelque sorte, de trouver une justification à cette agression. Il y a également les services de sécurité qui refusent parfois d’enregistrer la plainte d’une femme contre son mari, son père ou son frère.
Revenons aux associations de défense des droits de la femme. Pourquoi sont elles souvent accusées d’élitisme ?
Élitistes, nous voulons le demeurer. Pourquoi ? Nous sommes dans une société patriarcale qui s’est islamisée avec le temps. On ne va pas revendiquer les droits de la femme selon sa perception des choses. On n’en sortirait jamais. Qu’est?ce qu’elle apprend aux enfants au primaire ? Une phrase revient souvent : « ma mère prépare à manger, mon père lit le journal ». Ce n’est pas à cet enfant là que je vais dire que la femme est l’égale de l’homme. Si je ne peux pas lui dire ça, je ne peux pas adhérer, moi même, à sa perception.
Et puis, les associations font un travail de fourmi, alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens pour travailler. Elles ont des centres d’écoute. Les membres tiennent des permanences mais ce n’est pas facile.
La situation de la femme en Algérie se dégrade d’année en année. Quelle est la part de responsabilité de l’État, selon vous ?
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Droits des femmes en Algérie : "un pas en avant, deux pas en arrière"
L’Observatoire des violences faites aux femmes a été la conséquence logique de la lutte des femmes et des féministes, obligés pendant longtemps de répondre au cas par cas aux agressions et autres violences dont sont victimes les femmes au quotidien. C’est ainsi qu’est né l’Ovif, pour veiller, prévenir et alerter, explique dans cet entretien, Chérifa Kheddar.
Vous avez finalisé, depuis quelques temps, une charte de principes pour la mise en place de l’Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif). Qu’est ce qui vous a poussée à créer ce nouvel organisme ?
En 2010, une quarantaine d’associations se sont réunies après l’agression d’un groupe de femmes à Hassi Messaoud, en juillet de la même année. Il fallait se mobiliser car ce n’était pas la première fois [des agressions avaient déjà été commises en 2001, NDLR]. On a pensé à créer un collectif de solidarité avec les femmes de Hassi Messaoud.
Mais une question s’est posée par la suite : doit on répondre, chaque fois, à des situations d’urgence ? On a réfléchi et on a décidé de mettre en place une stratégie afin de travailler sur la prévention, la veille et l’alerte sur les violences faites aux femmes. Vers la fin 2010, beaucoup de représentants d’associations, déjà membres du collectif de solidarité, voulaient lancer un autre organisme qui sera appelé plus tard Observatoire des violences faites aux femmes.
Début 2011, on a commencé à réfléchir à une charte de principes qui reprendrait tous les droits fondamentaux consacrés par les traités et textes internationaux, tels que la Déclaration internationale des droits de l’Homme, la Convention internationale contre toutes formes de discrimination faites aux femmes, la Plate?forme d’action de Pékin… Le 17 février dernier, la charte a été finalisée et adoptée par les membres du futur observatoire. C’étaient essentiellement des femmes qui étaient présentes.
Quelles sont les missions que vous vous êtes fixées ?
D’abord, je voudrais préciser que les associations continueront à travailler sur le terrain. L’observatoire s’occupera de la formation et de la réflexion, pour trouver les moyens d’amener les autorités à adopter un dispositif spécial en faveur des femmes victimes de violences. Il interpellera les autorités quand un problème se posera. Ses membres vont travailler avec tous les acteurs de la société civile, confrontés directement à des femmes victimes de violences. Il y a les médecins légistes, par exemple, qui interrogent souvent les femmes sur les raisons de l’agression, essayant, en quelque sorte, de trouver une justification à cette agression. Il y a également les services de sécurité qui refusent parfois d’enregistrer la plainte d’une femme contre son mari, son père ou son frère.
Revenons aux associations de défense des droits de la femme. Pourquoi sont elles souvent accusées d’élitisme ?
Élitistes, nous voulons le demeurer. Pourquoi ? Nous sommes dans une société patriarcale qui s’est islamisée avec le temps. On ne va pas revendiquer les droits de la femme selon sa perception des choses. On n’en sortirait jamais. Qu’est?ce qu’elle apprend aux enfants au primaire ? Une phrase revient souvent : « ma mère prépare à manger, mon père lit le journal ». Ce n’est pas à cet enfant là que je vais dire que la femme est l’égale de l’homme. Si je ne peux pas lui dire ça, je ne peux pas adhérer, moi même, à sa perception.
Et puis, les associations font un travail de fourmi, alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens pour travailler. Elles ont des centres d’écoute. Les membres tiennent des permanences mais ce n’est pas facile.
La situation de la femme en Algérie se dégrade d’année en année. Quelle est la part de responsabilité de l’État, selon vous ?
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Vous avez finalisé, depuis quelques temps, une charte de principes pour la mise en place de l’Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif). Qu’est ce qui vous a poussée à créer ce nouvel organisme ?
En 2010, une quarantaine d’associations se sont réunies après l’agression d’un groupe de femmes à Hassi Messaoud, en juillet de la même année. Il fallait se mobiliser car ce n’était pas la première fois [des agressions avaient déjà été commises en 2001, NDLR]. On a pensé à créer un collectif de solidarité avec les femmes de Hassi Messaoud.
Mais une question s’est posée par la suite : doit on répondre, chaque fois, à des situations d’urgence ? On a réfléchi et on a décidé de mettre en place une stratégie afin de travailler sur la prévention, la veille et l’alerte sur les violences faites aux femmes. Vers la fin 2010, beaucoup de représentants d’associations, déjà membres du collectif de solidarité, voulaient lancer un autre organisme qui sera appelé plus tard Observatoire des violences faites aux femmes.
Début 2011, on a commencé à réfléchir à une charte de principes qui reprendrait tous les droits fondamentaux consacrés par les traités et textes internationaux, tels que la Déclaration internationale des droits de l’Homme, la Convention internationale contre toutes formes de discrimination faites aux femmes, la Plate?forme d’action de Pékin… Le 17 février dernier, la charte a été finalisée et adoptée par les membres du futur observatoire. C’étaient essentiellement des femmes qui étaient présentes.
Quelles sont les missions que vous vous êtes fixées ?
D’abord, je voudrais préciser que les associations continueront à travailler sur le terrain. L’observatoire s’occupera de la formation et de la réflexion, pour trouver les moyens d’amener les autorités à adopter un dispositif spécial en faveur des femmes victimes de violences. Il interpellera les autorités quand un problème se posera. Ses membres vont travailler avec tous les acteurs de la société civile, confrontés directement à des femmes victimes de violences. Il y a les médecins légistes, par exemple, qui interrogent souvent les femmes sur les raisons de l’agression, essayant, en quelque sorte, de trouver une justification à cette agression. Il y a également les services de sécurité qui refusent parfois d’enregistrer la plainte d’une femme contre son mari, son père ou son frère.
Revenons aux associations de défense des droits de la femme. Pourquoi sont elles souvent accusées d’élitisme ?
Élitistes, nous voulons le demeurer. Pourquoi ? Nous sommes dans une société patriarcale qui s’est islamisée avec le temps. On ne va pas revendiquer les droits de la femme selon sa perception des choses. On n’en sortirait jamais. Qu’est?ce qu’elle apprend aux enfants au primaire ? Une phrase revient souvent : « ma mère prépare à manger, mon père lit le journal ». Ce n’est pas à cet enfant là que je vais dire que la femme est l’égale de l’homme. Si je ne peux pas lui dire ça, je ne peux pas adhérer, moi même, à sa perception.
Et puis, les associations font un travail de fourmi, alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens pour travailler. Elles ont des centres d’écoute. Les membres tiennent des permanences mais ce n’est pas facile.
La situation de la femme en Algérie se dégrade d’année en année. Quelle est la part de responsabilité de l’État, selon vous ?
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Mais une question s’est posée par la suite : doit on répondre, chaque fois, à des situations d’urgence ? On a réfléchi et on a décidé de mettre en place une stratégie afin de travailler sur la prévention, la veille et l’alerte sur les violences faites aux femmes. Vers la fin 2010, beaucoup de représentants d’associations, déjà membres du collectif de solidarité, voulaient lancer un autre organisme qui sera appelé plus tard Observatoire des violences faites aux femmes.
Début 2011, on a commencé à réfléchir à une charte de principes qui reprendrait tous les droits fondamentaux consacrés par les traités et textes internationaux, tels que la Déclaration internationale des droits de l’Homme, la Convention internationale contre toutes formes de discrimination faites aux femmes, la Plate?forme d’action de Pékin… Le 17 février dernier, la charte a été finalisée et adoptée par les membres du futur observatoire. C’étaient essentiellement des femmes qui étaient présentes.
Quelles sont les missions que vous vous êtes fixées ?
D’abord, je voudrais préciser que les associations continueront à travailler sur le terrain. L’observatoire s’occupera de la formation et de la réflexion, pour trouver les moyens d’amener les autorités à adopter un dispositif spécial en faveur des femmes victimes de violences. Il interpellera les autorités quand un problème se posera. Ses membres vont travailler avec tous les acteurs de la société civile, confrontés directement à des femmes victimes de violences. Il y a les médecins légistes, par exemple, qui interrogent souvent les femmes sur les raisons de l’agression, essayant, en quelque sorte, de trouver une justification à cette agression. Il y a également les services de sécurité qui refusent parfois d’enregistrer la plainte d’une femme contre son mari, son père ou son frère.
Revenons aux associations de défense des droits de la femme. Pourquoi sont elles souvent accusées d’élitisme ?
Élitistes, nous voulons le demeurer. Pourquoi ? Nous sommes dans une société patriarcale qui s’est islamisée avec le temps. On ne va pas revendiquer les droits de la femme selon sa perception des choses. On n’en sortirait jamais. Qu’est?ce qu’elle apprend aux enfants au primaire ? Une phrase revient souvent : « ma mère prépare à manger, mon père lit le journal ». Ce n’est pas à cet enfant là que je vais dire que la femme est l’égale de l’homme. Si je ne peux pas lui dire ça, je ne peux pas adhérer, moi même, à sa perception.
Et puis, les associations font un travail de fourmi, alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens pour travailler. Elles ont des centres d’écoute. Les membres tiennent des permanences mais ce n’est pas facile.
La situation de la femme en Algérie se dégrade d’année en année. Quelle est la part de responsabilité de l’État, selon vous ?
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Quelles sont les missions que vous vous êtes fixées ?
D’abord, je voudrais préciser que les associations continueront à travailler sur le terrain. L’observatoire s’occupera de la formation et de la réflexion, pour trouver les moyens d’amener les autorités à adopter un dispositif spécial en faveur des femmes victimes de violences. Il interpellera les autorités quand un problème se posera. Ses membres vont travailler avec tous les acteurs de la société civile, confrontés directement à des femmes victimes de violences. Il y a les médecins légistes, par exemple, qui interrogent souvent les femmes sur les raisons de l’agression, essayant, en quelque sorte, de trouver une justification à cette agression. Il y a également les services de sécurité qui refusent parfois d’enregistrer la plainte d’une femme contre son mari, son père ou son frère.
Revenons aux associations de défense des droits de la femme. Pourquoi sont elles souvent accusées d’élitisme ?
Élitistes, nous voulons le demeurer. Pourquoi ? Nous sommes dans une société patriarcale qui s’est islamisée avec le temps. On ne va pas revendiquer les droits de la femme selon sa perception des choses. On n’en sortirait jamais. Qu’est?ce qu’elle apprend aux enfants au primaire ? Une phrase revient souvent : « ma mère prépare à manger, mon père lit le journal ». Ce n’est pas à cet enfant là que je vais dire que la femme est l’égale de l’homme. Si je ne peux pas lui dire ça, je ne peux pas adhérer, moi même, à sa perception.
Et puis, les associations font un travail de fourmi, alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens pour travailler. Elles ont des centres d’écoute. Les membres tiennent des permanences mais ce n’est pas facile.
La situation de la femme en Algérie se dégrade d’année en année. Quelle est la part de responsabilité de l’État, selon vous ?
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Revenons aux associations de défense des droits de la femme. Pourquoi sont elles souvent accusées d’élitisme ?
Élitistes, nous voulons le demeurer. Pourquoi ? Nous sommes dans une société patriarcale qui s’est islamisée avec le temps. On ne va pas revendiquer les droits de la femme selon sa perception des choses. On n’en sortirait jamais. Qu’est?ce qu’elle apprend aux enfants au primaire ? Une phrase revient souvent : « ma mère prépare à manger, mon père lit le journal ». Ce n’est pas à cet enfant là que je vais dire que la femme est l’égale de l’homme. Si je ne peux pas lui dire ça, je ne peux pas adhérer, moi même, à sa perception.
Et puis, les associations font un travail de fourmi, alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens pour travailler. Elles ont des centres d’écoute. Les membres tiennent des permanences mais ce n’est pas facile.
La situation de la femme en Algérie se dégrade d’année en année. Quelle est la part de responsabilité de l’État, selon vous ?
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Et puis, les associations font un travail de fourmi, alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens pour travailler. Elles ont des centres d’écoute. Les membres tiennent des permanences mais ce n’est pas facile.
La situation de la femme en Algérie se dégrade d’année en année. Quelle est la part de responsabilité de l’État, selon vous ?
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Toute la responsabilité incombe à l’État, puisqu’il a toujours développé un double discours. L’un, destiné à la consommation externe et l’autre, à la consommation interne. Sur le plan international, l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l’ONU affirment, dans leurs interventions, que l’Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a le Code de la famille qui consacre la minorité à vie de la femme. Une femme qui n’a pas le droit de choisir son mari mais qui a le droit de choisir son tuteur.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.
Si dans la sphère privée, la femme n’est pas l’égale de l’homme, on ne peut pas faire d’elle son égale dans la sphère publique. On est sûr que les islamistes ne s’opposent pas à la participation de la femme dans la sphère publique. Si la loi de la participation de la femme était validée, les islamistes seraient les premiers à mettre la femme au?devant de la scène. Les droits des femmes devraient être promus, d’abord, dans la sphère privée car c’est là que le problème se pose.