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DE DZIRIYA À DZIRIELLE : LES ARCHIVES

Mestoui Wahiba, la petite fleur d’Alger

Mestoui Wahiba voit le jour à Bruxelles en 1979, dans une famille d’origine algérienne. Son père a grandi au cœur de la Casbah d’Alger, tandis que sa mère est originaire de Blida, surnommée la ville des roses. La mode, les étoffes et les fils à coudre ont bercé son enfance. Ce savoir-faire, transmis depuis trois générations, faisait partie de son quotidien. Très tôt, elle est fascinée par les femmes de son entourage — mères, tantes, grand-mères — qui cousaient, brodaient, inventaient, créaient.
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Dès l’âge de cinq ans, Wahiba confectionne des robes pour ses poupées. Lors de ses vacances en Algérie, le soleil n’était jamais seul à briller : sa mère et sa grand-mère réalisaient de somptueuses robes de mariée pour les femmes de la famille. Elle les observait, émerveillée, transformer le tissu en émotion, en beauté, en célébration du féminin.

Formée aux arts plastiques, elle s’oriente d’abord vers le dessin et la peinture. Mais rapidement, elle ressent le besoin de faire vivre ses œuvres. Leur donner du volume, du mouvement, une seconde peau. Le stylisme s’impose alors comme une évidence. Voir ses créations portées par des femmes l’émeut profondément : ses idées deviennent vivantes, vibrantes, incarnées.

Aujourd’hui, Wahiba Mestoui habille des femmes du monde entier. Son style, résolument éclectique, s’inspire de ses racines algériennes mais aussi de Bruxelles, la ville cosmopolite qui l’a vue grandir. Elle se nourrit de toutes les influences, tout en gardant un ancrage fort dans l’héritage vestimentaire algérien.

Pour ses prochaines collections, elle rêve de revisiter des tenues emblématiques comme le karakou ou la chedda, en leur apportant des formes nouvelles, sans jamais trahir leur authenticité. Car ces pièces ne se plient pas aux caprices de la mode : elles traversent le temps avec fierté et élégance.

Avec pudeur, elle confie : « Mon inspiration vient essentiellement des femmes. C’est difficile à expliquer... Je regarde, j’observe, et mon imagination fait le reste. »















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